LENS - LILLE, J – 2 Chaudes retrouvailles entre supporteurs à Bollaert ? - 11/01/2007

À l'occasion du derby, les ultras de chaque camp promettent de mettre l'ambiance, sans forcément en découdre entre eux. Pour la première fois, une banderole commune pourrait même être affichée.

Bollaert affichera complet. Quarante mille spectateurs, et parmi eux, les ultras qui s'apprêtent à enflammer les tribunes. Au sens propre ? « Franchement, cela m'étonnerait qu'il y ait des échauffourées. Depuis 2003, il ne s'est plus rien passé », explique un supporteur lensois membre des Red Tigers. « Il n'y aura aucun incident », affirme de son côté « Fred », 26 ans, le président des DVE (Dogues Virage Est), les plus virulents parmi les fans lillois.

Le derby des tribunes se disputerait donc désormais sous le signe de l'amitié ? On n'ira pas jusque-là, mais les événements dramatiques du 23 novembre dernier, au cours desquels un supporteur surexcité du PSG fut abattu aux abords du Parc des Princes par un policier en civil, pourraient pousser les ultras lillois et lensois à déployer une banderole commune : « Supporter n'est pas un crime ». Les groupes doivent encore entrer en contact aujourd'hui pour finaliser l'idée.
« Nous avons franchement l'impression que les supporteurs ultras sont catalogués comme des hooligans » déplore « Fred », le Lillois. Un fidèle de la tribune Marek, celle où se regroupent les choeurs de Bollaert, a aussi son avis sur la question : « Mieux vaut éviter de se faire prendre avec un fumigène, sinon bonjour les ennuis. La législation est de plus en plus dure avec nous. Pour Thiriez, le président de la LFP, qui est de mèche avec Sarkozy, l'idéal serait de n'avoir qu'un public familial, plus spectateur que supporteur, et bien sûr consommateur. »

Combat identitaire

Arnaud, 24 ans, membre actif des Red Tigers de Lens, n'est toutefois pas surpris que les fans ne soient pas bien compris par le reste du public : « On vit notre passion à l'extrême, je comprends donc tout à fait qu'on puisse passer pour des fous. Notre truc, c'est un savant mélange de folklore et d'adrénaline. » Finalement, entre les kops des deux camps, le combat identitaire est le même, seule la couleur change. Une différence qui sera forcément exacerbée samedi.
Mais tandis que « Fred », des DVE, se félicite de voir un duel entre deux clubs bien classés, Arnaud, le Lensois, aurait préféré que le LOSC se débatte en bas de tableau. « On ne souhaite qu'une chose, c'est que Lille se casse la gueule. Nous avons perdu 4-0 au match aller, c'est la pire chose qui pouvait nous arriver. Les joueurs de Lille, je ne les connais même pas. Je regarde juste leurs résultats et je me dis “chic, ils ont perdu”.
» Dans le match des tribunes, on a déjà anticipé le coup d'envoi.

# Posté le jeudi 11 janvier 2007 12:27

Un supporter de Sedan interdit de stade - 12/01/2007

Un supporter de Sedan vient d'être interdit de stade pendant trois ans. La justice a estimé que son comportement lors du déplacement à Nancy le 18 août était inadmissible.

«PAS question de laisser une quelconque violence s'installer au stade Dugauguez ». Chargé de la sécurité dans et aux abords du stade de Sedan, le commandant Méchet est inflexible. Samedi, le CSSA reçoit Nancy pour le premier match retour du championnat et cette fois, le supporter sedanais Pascal L. ne sera pas dans les tribunes.
Le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières vient de l'interdire de stade pendant trois ans.
Il a estimé que son comportement lors du déplacement à Nancy le 18 août était inadmissible.
Ce jour-là, le Sedanais n'a eu de cesse de provoquer les supporters adverses. Il a fait le salut hitlérien dans les tribunes, a excité la foule et a fini par vider un extincteur à la fin du match. Ce qu'il ne savait sûrement pas c'est que les supporters sont marqués à la culotte aussi bien à l'extérieur qu'à domicile. Les tribunes sont filmées et les stadiers ouvrent l'½il en permanence.
L'esprit sportif bafoué
Pour Pascal L., 37 ans, la surveillance vidéo est accablante : ce 18 août, le supporter n'a regardé le match à aucun moment. Il n'a fait qu'aranguer les supporters nancéiens, « un comportement antisportif à bannir des stades », affirme le commandant de police.
Le Parquet des Ardennes et le tribunal de Charleville sont au diapason. Hier, le représentant du ministère public a pris un long réquisitoire contre la violence dans les enceintes sportives.
« En vous conduisant ainsi, vous bafouez l'esprit sportif. C'est une insulte à l'ensemble des joueurs, dirigeants et bénévoles qui se démènent chaque semaine pour raviver sa flamme », assène Ariane Douniol au supporter sedanais. « Durant tout le match contre Nancy, vous vous êtes comporté en hooligan qui attise les tensions pour provoquer des mouvements de foule. Vous savez comment cela peut se terminer : des bagarres, des hommes piétinés. Le salut hitlérien est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. On ne peut tolérer que des individus propagent cette idéologie dans les stades comme partout ailleurs ».
Les actes de ce Sedanais découlent d'une soirée trop arrosée, d'un effet de bande habituel ou de la pure bêtise humaine ? Le bulldog qu'il a tatoué sur le bras est-il le vestige d'une appartenance au club de supporters dissout en 2000 parce qu'émaillé d'incidents ? Le salut hitlérien était-il un « doigt d'honneur » ou une apologie de l'idéologie nazie ?

La bêtise humaine

A la barre, Pascal L. n'a pas été bavard. En quelques mots, arrachés par le président du tribunal, il a expliqué qu'il n'avait pas conscience de l'ampleur de ses actes. Père de famille, qui a eu une scolarité classique, il a affirmé que pour lui le nazisme ramenait « aux films sur la seconde guerre mondiale, sans plus ». Son avocate penchait donc pour la bêtise humaine.
Pendant qu'il regardera les matchs à la télévision et qu'il exécutera les 140 heures de travail d'intérêt général réclamées par le tribunal, le Sedanais pourra apprendre par ch½ur la charte du supporter. Article 1 : « Le supporter fait de chaque rencontre sportive un moment privilégié, une sorte de fête, quelle que soit l'importance de l'enjeu ».

# Posté le vendredi 12 janvier 2007 12:20

PSG - Valenciennes: Le Parc sous surveillance - 12/01/2007

PSG - Valenciennes: Le Parc sous surveillance - 12/01/2007
L'année nouvelle et la qualification en 16e de finale de la Coupe de France n'ont rien changé au sort du Parc des Princes. Le dispositif de sécurité, en place depuis décembre, veillera sur la rencontre PSG - Valenciennes, avancée à 15h ce samedi. Un climat sécuritaire pesant, mais nécessaire.

L'horaire avancé (15h) auquel débutera la rencontre PSG - Valenciennes, comptant pour la 20e journée de Ligue 1, ne suffit pas à apaiser les esprits. La sécurité demeure le leitmotiv de la société gestionnaire du Parc des Princes, des deux clubs et de la Ligue de football professionnel (LFP). Ainsi, un dispositif de sécurité qualifié d'" important " par la préfecture de Paris quadrillera le stade et ses alentours. Aucun chiffre n'a toutefois été communiqué sur l'effectif des forces de l'ordre mobilisées. Une chose est sûre : les tribunes " Boulogne " R1 et R2, fermées depuis le 28 nombre dernier, le resteront.

Le dispositif en place
Si l'équipe, dirigée par Gy Lacombe, semble reprendre des couleurs sur le terrain (qualification en 16e de finale de la Coupe de France), l'ambiance reste pesante dans et à l'extérieur du Parc des Princes. Le décès du jeune supporter parisien, le 28 novembre dernier, est toujours dans les esprits. Afin d'éradiquer les hooligans du Parc et d'éviter l'irréparable, des mesures ont été prises : 202 personnes sont interdites de stade avec obligation de pointage dans un commissariat ou une gendarmerie pendant le match. La surveillance sera également renforcée aux abords du stade et seuls les spectateurs munis de billets et les riverains seront admis dans le périmètre de sécurité. La circulation et le stationnement seront interdits samedi aux abords du Parc des Princes (de 10h à 21h)... Tout semble être fait pour que le football retrouve son caractère de fête et de partage.
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# Posté le vendredi 12 janvier 2007 15:04

Sedan - AS Nancy - 13/01/2007

Contacts avant match entre les Sedanais (36/37) et Nancéens (47). Je n'en dirai pas plus sur ce sujet, je laisse le soin aux acteurs d'en parler s'ils le veulent...

# Posté le lundi 15 janvier 2007 12:13

RC Strasbourg: Du sursis pour des supporters - 16/01/2007

Trois supporters strasbourgeois ont été condamnés mardi à six mois de prison avec sursis et 18 mois d'interdiction de stade par le tribunal correctionnel de Strasbourg pour « outrage à policiers » lors de la rencontre de L2 Strasbourg-Bastia le 1er décembre.

Lors du match au stade la Meinau, les supporteurs âgés de 19, 21 et 33 ans avaient déployé une banderole sur laquelle était écrit « Etat assassin, RIP Julien » en référence à Julien Quemener, supporter du Paris-SG tué le 23 novembre par un policier en marge du match Paris SG - Hapoël Tel-Aviv.

Invités à faire disparaître la banderole par les services de sécurité du stade, les prévenus avaient tenté de négocier une exposition partielle. Les policiers intervinrent alors pour ôter la banderole et devinrent la cible de gestes d'insultes de la part des trois supporteurs qui ont été interpellés.

A l'audience, les prévenus ont expliqué qu'ils étaient venus pour « rendre hommage au supporteur décédé » et qu'ils avaient refusé la confiscation de la banderole, parce que c'était contraire à l'usage. « Dans le milieu du foot, on ne donne pas une banderole qu'on a confectionnée. C'est se rabaisser », a expliqué l'un d'eux à la barre. Le procureur a qualifié les prévenus de « hooligans » et incriminé leur « volonté de provoquer ». Il a requis neuf mois de prison dont trois ferme pour le plus jeune et six mois avec sursis pour les deux autres, assortis d'une mise à l'épreuve de trois ans, d'une interdiction de paraître dans toute enceinte sportive et de 3 000 euros d'amende.

# Posté le mercredi 17 janvier 2007 07:30