Interdiction provisoire de stade pour deux supporters du PSG - 05/02/2007

Les deux supporters du PSG placés en garde à vue dimanche soir à Marseille, à quelques minutes de la rencontre OM-PSG, ont été présentés lundi soir en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Marseille. Ce dernier a décidé leur remise en liberté sous contrôle judiciaire avec interdiction provisoire de fréquenter quelque enceinte sportive que ce soit.

L'un des deux mis en cause est président du Lutèce Falco, un club situé dans le virage Auteuil du Parc des Princes. Ayant blessé un CRS, il était poursuivi pour "rébellion et violences". L'autre supporter, membre du club des Boulogne Boys, voulait entrer dans le stade avec une banderole portant les initiales provocatrices IDS ("Interdit de stade"). Il a commis des violences lors de l'interpellation.

Les deux hommes, âgés d'une vingtaine d'années, seront jugés sur le fond le 19 février.
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# Posté le mardi 06 février 2007 12:25

PSG - Monaco Sécurité renforcée - 09/02/2007

La préfecture de police a annoncé vendredi que la surveillance serait renforcée dès samedi matin aux abords du Parc des Princes pour le match entre le Paris-SG et Monaco (17h10). Le métro fera aussi l'objet d'une surveillance particulière par les effectifs du Service régional de la police des transports appuyés par des unités mobiles de renfort.

L'ouverture des portes est prévue à 15H40 et le contrôle des accès sera assuré par un contingent renforcé de contrôleurs et de stewards. Un dispositif spécifique de filtrage avec palpation de sécurité et recours à des détecteurs de métaux sera opéré par les services de police.

Actuellement 204 personnes sont interdites d'accès au stade avec obligation de pointage, pendant le match, dans une gendarmerie ou un commissariat. La liste de ces personnes sera détenue par les policiers et a été communiquée à la Fédération française. Si ces personnes tentaient d'accéder au stade, elles seraient immédiatement interpellées et déférées à l'autorité judiciaire.
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# Posté le dimanche 11 février 2007 06:36

PSG: Le policier demande pardon mais assume - 06/02/2007

Deux journalistes du "Parisien" sont partis à la rencontre d'Antoine Granomort, le policier impliqué dans la mort de Julien Quemener, le 23 novembre dernier aux abords du Parc des Princes. Voici les moments forts de cette interview.

Le gardien de la paix de 32 ans a aujourd'hui repris son travail. "Je retravaille depuis le 26 janvier au Service régional de police des transports. J'étais pressé de reprendre. Mes collègues et ma hiérarchie me soutiennent. J'ai fait l'objet de pressions et de menaces. Désormais, je dors mieux, mais je pense toujours à ce qui s'est passé, en particulier quand il y a un drame lié à la violence dans les stades, comme ce week-end."

D'après ses dires, l'agent de police n'a jamais eu pour habitude de brandir son arme. Le cas ne s'était même produit qu'une fois dans sa carrière avant la tragédie: "J'avais déjà sorti mon arme une fois, lorsque j'étais adjoint de sécurité. Cela s'est passé à la Foire du Trône : un jeune était en train de se faire frapper par d'autres. Je me suis interposé. Les jeunes ont sorti des couteaux. J'ai alors montré mon arme, ce qui avait eu, cette fois-là, un effet dissuasif."

Je me suis dit : je vais scander "allez PSG"
Antoine Granomort revient ensuite sur le jour du drame. Il affirme ne pas avoir ressenti de tension particulière ce soir-là : "Avant la fin du match, j'ai téléphoné à ma femme pour lui dire que c'était calme. Je n'ai rien senti venir. J'étais dans ma voiture. J'écoutais la radio pour suivre la rencontre."

Il relate ensuite les minutes qui ont précédé l'incident : "Dix minutes après le coup de sifflet final, un groupe de cinquante jeunes s'est retrouvé devant l'église, porte de Saint-Cloud. Ils ont commencé à lancer des objets sur les CRS et à les injurier. Je suis alors sorti de mon véhicule sérigraphié. J'ai mis mon écharpe, mon bonnet car j'aime le football et le PSG. Voyant le groupe avancer vers moi, je me suis dit : je vais scander "allez PSG !". Je me sentais plus en sécurité à l'extérieur du véhicule que seul à l'intérieur. J'ai vu alors un petit jeune courir devant moi..."

J'entendais : "Sale juif, sale nègre, la France aux Français, Le Pen président..."
Puis survient l'anicroche, déjà détaillée dans le dossier judiciaire publié par "L'Equipe Magazine", le 27 janvier dernier : "Une vingtaine de personnes couraient derrière ce jeune d'origine juive. Il était encerclé. Je me suis alors interposé entre lui et les jeunes du PSG. Je lui disais : "Reste derrière-moi. Je suis policier." J'avais ma bombe lacrymogène à la main. Je disais aux supporters : "Reculez !" Mais ils ne bougeaient pas. Le groupe est devenu plus imposant. Ils se sont retrouvés à un mètre de moi. J'ai alors donné un coup de lacrymogène. Je ne m'étais jamais servi de ma bombe et elle s'est vidée totalement d'un seul coup. Il y a eu un petit nuage jaune, qui est retombé sur le sol... Ils se sont de nouveau avancés vers moi. Au loin, je voyais une petite lumière bleue, celle du gyrophare de collègues qui ne bougeaient pas. J'ai alors sorti mon arme. Je tenais les supporters à distance mais ils avançaient de plus en plus. Ils brandissaient des ceintures et lançaient des insultes. J'ai continué à reculer. Ma radio de service ne fonctionnait pas."

Réduit jusqu'à ce moment à des paroles, fussent-elles injurieuses, l'incident prend une nouvelle tournure en se répercutant dans les actes : "Un premier coup m'a fait chuter sur le côté gauche. Un deuxième sur le flanc, puis un sur la tempe ont fait tomber mes lunettes. Le temps que j'essaie de les ramasser et de revenir dans l'axe, j'ai vu un individu se jeter sur moi, puis d'autres. J'ai effectué un tir de riposte pour me dégager. On s'est réfugiés dans le McDo. J'entendais : "Sale juif, sale nègre, la France aux Français, Le Pen président...", des cris de singes. Ils ont fait exploser les vitres. Je suis monté à l'étage. J'ai emprunté un portable pour appeler mon service. Les renforts sont enfin arrivés."

J'aurais préféré lui donner une bonne raclée
Concernant l'homicide, Antoine Granomort plaide la légitime défense. Il affirme qu'il ignorait avoir atteint quelqu'un lorsque le coup de feu a été tiré : "Ce sont les policiers qui m'ont appris qu'il y avait un mort et un blessé grave. Je me suis effondré. J'ai pleuré comme un gamin. Je voulais péter la vitre qui était devant moi. Je me disais : "C'est pas possible, ce n'est pas moi.""

Le policier explique ensuite l'état d'affliction dans lequel il s'est retrouvé à la suite du drame : "Lorsque j'étais en garde à vue, j'ai pensé me pendre. J'avais fait mon métier et je me retrouvais privé de liberté, seul dans une cellule, sous une lumière de 3 000 watts. Je pensais à la famille de ce jeune homme : il était trop jeune pour partir. J'aurais préféré l'avoir face à moi sur un tatami et lui donner une bonne raclée...

Regrettant aujourd'hui les conséquences de son acte, l'agent rejette cependant l'idée qu'il ait pu tuer un homme délibérément : "Je veux dire aujourd'hui à ses parents que je suis désolé que leur fils se soit trouvé sur le chemin de ma balle. J'ai conscience de leur douleur. J'aimerais le leur dire en face. J'espère qu'ils me pardonneront un jour..." Il assume son geste : "Aurais-je dû tourner la tête à la vue du jeune ou me laisser frapper ? J'agirais aujourd'hui de la même manière, mais je sortirais ma carte de police, qui était au fond d'une sacoche et que je n'ai pas pu sortir." "Ce coup de feu m'a sauvé la vie et celle de Yaniv."

# Posté le mardi 13 février 2007 09:35

OM: Les supporters en procès contre la LFP ! - 14/02/2007

Suite à la décision par la LFP de faire jouer le match Marseille-Auxerre à huit clos, le groupe de supporters marseillais "les Yankees" ont déposé un recours administratif au tribunal administratif pour abus de pouvoir...

On aurait pu en rester là. Malgré le match à huit clos l'Olympique de Marseille l'a emporté (3-1) face aux auxerrois et a ainsi effacé ce triste match sans supporters par une belle victoire.
C'est mal connaître les supporters marseillais qui ont encore à travers la gorge la décision de la LFP de faire jouer ce match à huit clos suite aux incidents survenus à Nice où un pompier avait été blessé par un gros pétard lancé par un supporter marseillais.
Les Yankees n'ont toujours pas accepter cette décision et ont déposé mardi un recours pour «excès de pouvoir» auprès du tribunal administratif.

Les Ultras marseillais espèrent ainsi obtenir gain de cause et réclament 5000 euros de dommages et intérêts, c'est en tout cas ce que semble stipuler l'avocat des supporters Olympiens Me Grimaldi.
«aucune loi, aucun texte ne donne le droit à la Commission de discipline de la LFP de prononcer des sanctions disciplinaires qui ne relèvent selon le décret du 7 janvier 2004 que de la seule compétence exclusive de la Fédération française de football, les fédérations ne peuvent que sanctionner les personnes licenciées. Or la sanction d'un match à huis clos ne pénalise pas uniquement le club de football licencié de la fédération mais également les adhérents des clubs de supporters, qui ne sont pas tous des personnes licenciées».
Affaire à suivre!
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# Posté le mercredi 14 février 2007 14:37

AEK ATHENES - PSG - 14/02/2007

250 Parisiens dans les tribunes

Deux cent cinquante supporters Parisiens sont attendus ce soir au Stade Olympique d'Athènes.

Des supporters parisiens...
Les supporters du club de la capitale seront placés dans la partie vide de l'enceinte athénienne, dans un espace sécurisé. En effet, le Stade Olympique, qui peut contenir un peu plus de 70 000 spectateurs, n'en accueillera qu'entre 35 000 et 40 000 ce soir.

"Dans le stade, il n'y aura aucun problème, annonce Jean-Philippe D'Hallivillée, le directeur de la sécurité du PSG. Le risque, c'est que nos supporters soient inquiétés à l'extérieur, puisqu'ils vont venir en petits groupes".

"Ce n'est pas un match dangereux, confie de son côté, Akis Takis, responsable de la sécurité athénienne. Les fans parisiens sont un peu plus dangereux que ceux de certains clubs, mais ça reste un match comme un autre." Quatre cent policiers tourneront autour du stade tandis que 386 stadiers (dont 6 du PSG) surveilleront l'intérieur.

...mais aussi des ultras marseillais !
Histoire assez hallucinante : l'un des groupes de supporters grecs, Original21, est jumelé avec les...Commando Ultras de l'OM, dont une quinzaine de membres vont venir assister à la rencontre ! "On est là par amité avec l'AEK et aussi pour "chauffer les Parisiens" si on peut, explique leur patron Christophe Bourguignon. Il y aura un tifo anti-parisien."
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# Posté le mercredi 14 février 2007 14:38